Amazon communique volontiers en ce début d'année sur les chiffres de ses ventes de décembre 2011 et annonce avoir écoulé 4 millions de Kindle, toutes versions confondues, pour garnir le pied des sapins au rythme d'environ un million par semaine. D'après Amazon toujours, la tablette Kindle Fire caracolerait même en tête de ses ventes.
En France, la concurrence représentée par Bookeen avec le Cybook ODYSSEY, Kobo avec le Kobo by Fnack et Sony avec le PRS-T1 a également vendu des liseuses comme des petits pains.
Avant de m'épancher plus sur le sujet je m'arrête un instant sur le terme de liseuse. Ce n'est pas un hasard si je n'ai cité pour la France que trois produits dans lesquels ne figurait pas le poulain d'Amazon : je considère qu'une tablette et une liseuse ne sont pas des produits équivalents et, à titre personnel, je ne suis pas ému par les premières.
Je suis même surpris de voir le buzz orchestré autour de ces écrans sans clavier dont on sait pourtant que le périphérique le plus vendu est … justement le clavier. J'ai été frappé de constater, lors de mes passages dans les rayons de la Fnac en vue des achats de Noël, que les accessoires pour transformer un iPad en netbook s'étaient eux-aussi arrachés.
Quand je parle de lecture et de confort, ne me vantez pas les mérites de tel ou tel netbook castré : je veux de l'encre électronique.
Les liseuses de 2012 sont communicantes via le wifi, dotées d'un navigateur web et permettent d'acheter en ligne. C'est un point qui peut être important à considérer au moment de l'achat car depuis l'an dernier, l'offre a évolué et le matériel est généralement associé à un libraire.
A tel point que la polémique enfle sur le Net quant à la compatibilité des livres électroniques vendus par la Fnac avec les autres liseuses que son Kobo. De son côté Bookeen s'est associé avec Virgin. Seul Sony fait cavalier seul et n'oriente pas le lecteur vers un fournisseur de contenu.
C'est cet aspect vente liée qui m'a très tôt amené à me détourner du Kindle dont la vocation avouée (puisque mettant en avant un format propriétaire de livre électronique) a toujours été de vendre du contenu Amazon. Il faut avoir conscience du fait que le développement d'un écosystème autour des liseuses, un peu à la façon de la téléphonie mobile, va amener les vendeurs de matériels et les fournisseurs de contenu à tenter de capter les lecteurs et les conserver dans leur giron.
Quoi qu'il en soit, le côté positif de ces manœuvres commerciales est que l'offre légale s'organise et s'étoffe. Il est pourtant un secteur ou elle est pour le moins discrète, c'est celui de la presse.
Les journaux font de la résistance pour éviter de se vendre à Apple qui se propose de les diffuser sur ses iPhones et iPads moyennant une ponction, tout à fait injustifiée à mon sens et qui ne peut que se répercuter sur le prix de vente aux lecteurs, de 20% des revenus générés. Il y a bien la plateforme Android qui représente maintenant environ un smartphone sur deux mais il semble que le coût de développement d'applications soit prohibitif (le fameux fractionnement de la plateforme Android).
Point de journaux donc, ou presque, via des applications que ce soit pour les liseuses ou les tablettes/smartphones. Pas grand chose non plus en téléchargement et généralement au format PDF, un format beaucoup moins adapté aux liseuses que l'ePub. Reste le bon vieux navigateur web dont disposent maintenant les liseuses ?
Je disais que nos jouets de Noël encore tout chauds (tellement qu'on les dirait même démoulés trop vite : les mises à jour des micrologiciels -ou firmware- vont bon train chez les uns et les autres) sont wifi mais je dois ajouter qu'ils ne sont pas 3G comme les smartphones.
En effet, les fabricants ont vite abandonné cette offre pour laquelle les consommateurs semblaient avoir bien peu d’appétence, que ce soit sur les tablettes ou les liseuses.
Pas moyen donc de lire 20 minutes ou Direct Matin dans le train ?
Eh bien si ! Pour lire la presse le matin dans les transports en commun sur votre écran e-Ink (encre électronique) trouvée au pied du sapin, il reste une solution et gratuite qui plus est : Calibre.
Non seulement Calibre est un excellent gestionnaire pour votre bibliothèque de livres électroniques qu'il peut convertir dans de nombreux formats adaptés aux usages et supports auxquels vous les destinez mais encore il permet de récupérer vos fils d'actualités (RSS, ATOM ou autre) pour les transformer en livres électroniques que vous pourrez consulter tranquillement hors ligne.
Sur la capture ci-dessus, la liste des tâches réalisées par Calibre : le fil d'actualité du Monde a été récupéré et transféré sur le lecteur.
Ci-dessus : il existe des fils prêts à l'emploi.
Ci-dessus : il est bien sûr possible de créer ses propres fils ou recettes dans le vocable de Calibre. A l'écran, la méthode dite basique qui consiste à copier-coller les fils de vos sites préférés (bien entendu, une recette fonctionne pour tout site internet proposant un flux de syndication, que ce soit un site de presse ou un blog sur la vie des drosophiles).
Ci-dessus, la méthode dite avancée permet de coder ses propres scripts Python. Les possibilités sont donc tout simplement immenses pour réaliser du cousu main.
Calibre permet de visualiser l'eBook fraichement (où à la sueur de votre front avec Python) réalisé.
























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